Accoucher en plateau technique

Quand j’ai créé ce blog, je n’avais aucune intention d’aborder un sujet autre que les cosmétiques, encore moins sur la maternité. Les choses ont changé, me voilà maman et autour de moi les sujets les plus courants sont désormais la maternité et les bébés. Rien d’étonnant à cela vu que mes amies sont quasiment toute dans la trentaine et s’apprêtent à prendre un virage important de leur vie: devenir maman. 

A travers cette série d’articles, je souhaite rapporter des récits positifs sur l’accouchement. Je vais donc adopter un ton un peu plus intime et vous raconter cette fabuleuse aventure que j’ai vécu: l’accouchement en plateau technique. Je trouve que le nom ne reflète pas très bien le concept, on s’attend tout de suite au récit d’un accouchement ultra technique. Il n’en est rien. Enfin pas tout à fait. 

La première idée qui a traversé mon esprit lorsque j’ai appris que j’étais enceinte fut : non je ne veux pas accoucher! Je ne peux pas accoucher. Je ne pourrai jamais faire sortir un bébé, c’est impossible! J’ai trop peur! S’en est suivi une boule au ventre pendant quelques heures. Surtout qu’un mois avant, j’avais vu passer une vidéo sur Facebook qui parlait d’épisiotomies systématiques et de brutalités faites aux femmes pendant leur accouchement. Cette vidéo m’avait profondément marquée car des femmes parlaient d’accouchements volés.

Bref, tout ça pour vous dire que j’étais très stressée à l’idée d’accoucher. J’ai donc fait des recherches sur le net pour trouver une méthode d’accouchement qui me conviendrait, j’avais vaguement entendu parler à l’époque de maison de naissance en Allemagne et me suis mise à en chercher en France. Ce genre de structure n’existe pas ici mais l’équivalent en serait le fameux plateau technique. 

Le plateau technique est en fait, une salle d’accouchement physiologique que met à disposition une maternité pour qu’une femme puisse y accoucher en compagnie de la sage-femme qui l’avait suivi pendant sa grossesse. Hourra! J’avais trouvé ce qu’il me fallait! Bizarrement, cela me rassurait de savoir que je pourrai accoucher avec la sage-femme qui suivrait ma grossesse et non une inconnue. Cela a été un énorme soulagement parce que je me disais que cette sage-femme pourrait donc écouter mon projet d’accouchement.  Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne voulais absolument pas de péridurale. Pas à cause de la grande aiguille dont on parle tant, mais je ne voulais tout simplement pas de péridurale. J’étais plus rassurée à l’idée d’accoucher de manière physiologique mais aussi d’être dans un hôpital car quoique l’on puisse entendre ou lire sur le net. Accoucher à la maison, peut-être mortel. 

J’ai pu rapidement prendre rdv avec le cabinet de sage-femme d’Annecy qui propose le plateau technique. J’ai trouvé la perle rare, des femmes à mon écoute, rassurantes même vis-à-vis de la péridurale, de la césarienne ou encore de l’épisiotomie. Les cours de préparation à l’accouchement nous ont permis (à mon mari ainsi qu’à moi-même) de comprendre tout le déroulement d’un accouchement physiologique. 

Venons-en au jour J, une fois la phase de prétravail commencée, mon mari a appelé ma sage-femme qui est venue à la maison pour constater l’avancement et “monitorer” (prendre les pulsations du coeur du bébé) et ainsi contrôler que tout allait bien. Les contractions s’étant assez espacées, elle est repartie. J’ai donc pu faire toute la phase de pré-travail à la maison. Lorsque la phase de travail a commencé mon mari a de nouveau appelé ma sage-femme qui est venue une fois de plus monitorer le coeur du bébé et contrôler tout le reste, puis a donné le top départ vers la maternité. Nous sommes donc partis tous les 3 à la maternité. J’ai découvert la salle d’accouchement le jour même, mais je vous conseille d’y aller avant si vous en avez la possibilité. La salle était plutôt bien conçue, selon mes souvenirs ^^. Un grand lit rond et une grande baignoire occupaient la pièce, on n’avait pas trop l’impression d’être dans une salle d’hôpital, c’est d’ailleurs le but recherché. Je n’ai pas utilisé la baignoire, pas vraiment le temps à vrai dire parce que deux heures après notre arrivée, ma fille était née. Je garde de cet accouchement un souvenir précieux. Je me souviens avoir rencontré des mamans qui avaient accouché en plateau technique et qui me disaient qu’elles avaient adoré accoucher. Bizarre me direz-vous, car cela contraste tellement avec tous ces témoignages flippants que l’on entend souvent. Aujourd’hui, je comprends ce qu’elles ont vécu et à mon tour je peux dire que c’est une belle aventure. 

J’ai bipassé pas mal de détails car je ne voulais pas non plus vous en écrire des tartines. Mais je compte bien vous écrire d’autres articles sur la preparation d’un accouchement physiologique. Comment sécréter les bonnes hormones. Nous avions assisté, mon mari et moi, à une conférence animée par une sage-femme, sur les accouchements physiologiques deux semaines avant que j’accouche. Cela nous a énormément aidé.

J’espère avoir pu vous donner là un récit positif sur l’accouchement. 

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Atelier fabrication cire d’abeille

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Dimanche dernier, j’ai été invitée à animer des ateliers cosmétiques pour un évènement local: la fonte de la cire d’abeille organisé par l’association le Rucher du Haras. C’est donc dans ce cadre bucolique en centre-ville d’Annecy que j’ai proposé des ateliers de fabrication de sticks et baumes à lèvres. Et les ateliers ont eu beaucoup de succès ^^. Toutes les activités proposées avaient pour thème les différentes utilisations de la cire d’abeille et du miel. Petits et grands ont donc pu fabriquer des bougies, goûter au miel très très local et surtout assister à la fonte de la cire.

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Cette dernière activité, qui disons-le, n’a rien de vraiment extraordinaire,  m’a pourtant fascinée. Enfin, surtout les explications qui étaient données. J’utilise beaucoup la cire d’abeille, pour les baumes, les rouges à lèvres, même dans les crèmes et je ne m’étais encore jamais vraiment penchée sur son processus de fabrication.

Je n’ai pu écouter qu’une partie des explications car j’avais une file de curieux qui m’attendaient pour fabriquer leur fameux stick à lèvres. Mais j’ai quand même eu droit à de rapides informations.

Depuis hier, je porte un regard différent sur ma cire et prends vraiment conscience d’avoir un produit exceptionnel entre les mains.

Qu’est ce que la cire d’abeille?

La cire d’abeille (cera alba) est en fait une excrétion des abeilles ouvrières. Elle sert à construire les rayons de la ruche (l’ensemble de ces fameuses constructions hexagonales) qui servent au stockage du miel, pollen et oeufs. On retrouve également une pellicule de cire qui referme les alvéoles pleines de miel.

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Cette dernière cire est réputée pour être plus belle que la cire qui constitue les cadres.

La couleur de la cire des cadres évolue dans le temps. Au début blanche, elle devient presque noire avec les substances (propolis entre autres) déposées sur les parois des alvéoles. Mais les cadres noirs sont plus sujets au développement d’agents pathogènes et sont donc retirés de la ruche et sont fondus et remplacés par de nouveaux cadres avec de  nouvelles cires gaufrées.

Il existe 2 méthodes pour faire fondre la vieille cire d’abeille, le cerificateur solaire ou la chaudière à vapeur. C’est cette dernière méthode qui nous a été montré dimanche. La cire est tout simplement mise à fondre dans la chaudière et l’on récupère la cire fondue en pain.

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La cire du commerce est présentée sous forme de feuilles. C’est tout simplement le processus de laminage qui permet cela.

Saviez-vous que pour fabriquer 1kg de cire, les abeilles doivent consommer 10kg de miel?

Autant vous dire que je porte un regard vraiment différent sur la cire d’abeille et prends encore plus conscience d’avoir un produit exceptionnel. Et cela d’autant plus que la population des abeilles est fortement menacée.

Le macérât de carotte, le miracle bonne-mine et anti-tâche

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4h30 du mat, impossible de fermer l’oeil! Je crois que je suis encore sur le rythme des vacances. Pourtant, il n’y a pas à douter, c’est bel et bien la rentrée: les gamins que l’on croise avec leur immense cartable, les bouchons aux heures de pointes et puis surtout ces températures dignes d’un mois d’automne…

Ne restent que les souvenirs des vacances. D’ailleurs, votre joli bronzage commence lui aussi à se faire la malle… Bon bon abandonnons un peu de ce ton morose car après tout nous sommes encore en été. Et il vous reste encore l’espoir d’entretenir ce teint hâlé que vous avez mis tant d’effort à obtenir mais surtout de garder bonne-mine!

La carotte, ça vous parle? Oui oui, cette racine orange qui rend aimable, celle que l’on rêverait de pouvoir injecter directement en intraveineuse aux collègues désagréables! Cette carotte là, qui nous promet d’avoir une d’une vision nocturne digne d’un félin. Cette carotte, que l’on retrouve dans l’inconditionnel repas de cantine, le fameux petit-pois carotte. Bref, vous l’aurez compris, on parle bien de la même carotte.

Mais cessons de la voir comme une banale racine et redonnons-lui toutes ses lettres de noblesse! Parce que la carotte c’est pas de la gnognote (Vive la rime pourrie de 4h du mat!).

Le macérât de carotte

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Pour tout vous avouer, la question du bronzage a très peu d’intérêt chez moi. En revanche, je vois bien chez les copines qu’il est d’une importance C-A-P-I-T-A-L-E!!! Revenir de vacances d’été sans avoir pris de couleur c’est inconcevable, la loose quoi. Que diront les collègues au retour de vacances? Et la réflexion de votre collègue Michel qui ne va pas arrêter de vous faire remarquer que c’est ballot quand même de partir au soleil et de revenir blanc comme un cachet d’aspirine.

Alors faut faire au mieux pour préparer la peau avant les vacances (hum un peu tard me direz vous) et l’entretenir au mieux pour le garder le plus longtemps possible. Et pour ça, un ingrédient phare: la carotte!

Ou plutôt le macérât de carotte. Il s’agit de carottes que l’on a fait macérer dans une huile végétale. La couleur orangée que prend l’huile est due au bêta-carotène (pigment présent dans la carotte) qui est transférée à l’huile végétale. Le bêta-carotène est un anti-oxydant qui permet de lutter contre les radicaux libres et de prévenir le vieillissement de la peau. Il permet de préparer la peau au soleil et aussi de la protéger.

A savoir, que le macérât de carotte est exceptionnel contre les tâches. Si si, je vous le garantis! Même que mes tâches de boutons excoriés s’atténuent de jour en jour. Pour le coup, faudra me croire sur parole parce que je n’ai pas de photo avant/après.

Bon et surtout elle donne bonne mine!

Comment l’utiliser?

Rien de plus simple! Pour les amoureux des huiles végétales comme moi vous pouvez utiliser le  macérât en lieu et place de votre crème hydratante.  Autrement, vous pouvez ajouter quelques gouttes dans le creux de votre main avec un peu de crème hydratante.

Petite précision: vous pouvez également faire une cure de carotte pour préparer votre peau. Attention toutefois à ne pas trop en manger sous peine de finir jaune-orangé. Non, je ne vous raconte pas des salades, ça s’appelle la caroténodermie.

Résultats?

EFFET BONNE MINE GARANTIE! Oups, j’ai crié? C’est que les résultats sont vraiment là! Le teint est plus uni et les tâches s’estompent!

Et de votre côté, que pensez-vous du macérât de carotte?

Crédit images des petits bras musclés par Freepik de www.flaticon.com

SaveSave

Un peeling au citron pour une belle peau

Les vacances d’été approchent! Ca y est, maillots de bain et tongues sont officiellement de sortie. A nous les baignades, les balades au bord de l’eau et surtout le farniente! Mais pas facile de se baigner toute maquillée et pas simple non plus de sortir sans maquillage quand on a un grain de peau aussi lisse et régulier qu’une éponge…

Parce que l’avantage avec le maquillage, voyez-vous, c’est qu’on ne se pose pas trop de question, paf, une tartine ici et là, un peu d’anti-cernes, de poudre de finition, de blush, d’illuminateur et vous avez le teint parfait! (Vous avez donc reconnu l’adepte du fond de teint, qui n’ose à peine aller chercher son courrier sans être passée par la salle de bains. Car croyez moi c’est toujours dans ces cas là que vous croisez tous vos voisins. Et quand on n’a pas l’habitude de vous voir sans maquillage, votre mine pâlotte interroge).

Mais quoiqu’il en soit, le masque finit par tomber. Et après la séance de démaquillage c’est pas très jojo. Puis, selon ce que vous utilisez comme produits, vous avez vite fait de vous retrouver avec les pores complètement bouchés et le teint aussi terne qu’un tee-shirt blanc mal lavé. Et le lendemain, rebelote, on remet du maquillage pour camoufler tout ça, bref, la spirale infernale.

Aaaaaah qu’il est bien loin ce temps, où l’on ne se souciait pas de nos problèmes de peau. Ce temps béni où points noirs, acné n’évoquaient absolument rien et notre principales préoccupations s’arrêtaient aux jeux, aux amis…

Roh, rassurez-vous, rien n’est perdu, aussi lointaine puisse paraître cette époque, elle n’en demeure pas moins à portée de mains. Si si, je vous l’assure, il faut une petite dose de rigueur et un soupçon de persévérance. Alors on commence?

Le peeling

Pour la jouer court et ne pas vous faire des tartines sur le sujet: on utilise des substances chimiques (ohhhh le vilain gros mot) pour se débarrasser des cellules de la couche superficielle de la peau en agissant sur le ciment lipidique qui les lient. Exit les cellules mortes de la peau et bonjour à la nouvelle peau! Concrètement cela permet d’éclaircir votre teint et ainsi atténuer les vilaines tâches qu’ont pu vous laisser vos boutons.

On se lance

Le citron se prête parfaitement bien pour une exfoliation chimique (peeling). Oui, c’est vrai ça pique alors on y va mollo. Tout d’abord, on ne fera jamais d’exfoliation avant de s’exposer au soleil! Faites le plutôt le soir après vous être nettoyé le visage avec un nettoyant doux. Commencer par diluer un peu de jus de citron (frais c’est mieux) dans un peu d’eau, vous pouvez débuter avec un mélange 50/50. Puis vous l’appliquez sur le visage et laissez agir 10-15 secondes les premières fois puis vous pourrez légèrement augmenter le temps pose les fois suivantes. Rincez et voilà! Pour un combo gagnant, vous pouvez également ajouter un peu de sucre de canne (rapadura pour moi) qui contient de l’acide glycolique qui a aussi un effet peeling. Et pour compléter le tout, faire suivre d’un nettoyage au rhassoul pour une exfoliation mécanique et agir sur les points noirs.

A faire une fois par semaine pendant l’été, car il ne faut pas mettre à nu votre peau.

Je pense que les recommandations suivantes ne seront pas de trop:

On ne fait pas de peeling sur une peau lésée, eczémateuse ou irritée. Cela va de soi mais je préfère le répéter. On ne fait pas de peeling le matin juste avant de sortir, le citron étant photo-sensibilisant, vous risquez de vous retrouver avec des tâches.

Prête à commencer?

 

 

 

 

Recette du démaquillant ultra efficace (utilisé aussi comme nettoyant pour fesses de bébé)

Dis comme ça, le titre de l’article n’est pas très vendeur. Parler du nettoyage des fesses de bébé en même temps que son nettoyant visage, comment dire…

Oui mais là je vous parle du plus costaud et plus doux des démaquillants, celui qui vient à bout des plus rebels et tenaces des mascaras et qui à la fois prend soin de votre peau. Le M. Propre des démaquillants, en quelque sorte!

Assez de suspense de comme ça, je vous livre donc la recette du liniment oleo-calcaire.

La recette est tellement simple, qu’elle est à la portée de n’importe quelle flemmarde personne pressée. Si si, 2 ingrédients, on touille et on balance dans une bouteille. Simple et efficace!

En quelques mots:  le liniment oleo-calcaire est un mélange d’huile végétale et d »eau de chaux (mélange de chaux dans de l’eau). Si vous avez encore les souvenirs de vos cours de chimie, c’est un peu la même réaction de saponification à froid que l’on a avec le savon.  Huile + base = savon.

La recette

Ingrédients pour 100g :

  • 50g d’eau de chaux
  • 50g d’huile végétale

On part donc sur un mélange 50/50 d’huile et d’eau de chaux. Pour doser, vous pouvez utiliser un simple bécher. Vous mélangez (les deux phases forment un lait) et versez dans une bouteille que vous aurez préalablement désinfectée. Et le tour est joué.

Quelle huile choisir?

Si la recette est simple, le choix de l’huile peut se révéler un peu plus compliqué.

D’abord, sachez qu’il faut une huile de très bonne qualité. Donc si vous pensiez utiliser une huile qui dort dans le placard de votre cuisine et dont vous souhaitiez vous débarrasser, c’est une fausse bonne idée.

L’huile végétale la plus polyvalente est celle de sésame. Bon j’avoue qu’il faut aimer son petit côté huile de friture mais cela reste léger. On conseille de prendre des huiles végétales dont l’indice de saponification est proche de celui de l’huile d’olive. Vous retrouverez donc ces huiles: chanvre, sésame, abricot, argan, avocat, nigelle…

Comment l’utiliser?

Avant chaque utilisation, pensez bien à remuer la bouteille pour bien homogénéiser la préparation. Versez sur un disque de coton et procédez comme avec votre démaquillant habituel. Le liniment étant basique, vous pouvez ensuite utiliser un hydrolat pour rééquilibrer le pH de votre peau.