Un peeling au citron pour une belle peau

Les vacances d’été approchent! Ca y est, maillots de bain et tongues sont officiellement de sortie. A nous les baignades, les balades au bord de l’eau et surtout le farniente! Mais pas facile de se baigner toute maquillée et pas simple non plus de sortir sans maquillage quand on a un grain de peau aussi lisse et régulier qu’une éponge…

Parce que l’avantage avec le maquillage, voyez-vous, c’est qu’on ne se pose pas trop de question, paf, une tartine ici et là, un peu d’anti-cernes, de poudre de finition, de blush, d’illuminateur et vous avez le teint parfait! (Vous avez donc reconnu l’adepte du fond de teint, qui n’ose à peine aller chercher son courrier sans être passée par la salle de bains. Car croyez moi c’est toujours dans ces cas là que vous croisez tous vos voisins. Et quand on n’a pas l’habitude de vous voir sans maquillage, votre mine pâlotte interroge).

Mais quoiqu’il en soit, le masque finit par tomber. Et après la séance de démaquillage c’est pas très jojo. Puis, selon ce que vous utilisez comme produits, vous avez vite fait de vous retrouver avec les pores complètement bouchés et le teint aussi terne qu’un tee-shirt blanc mal lavé. Et le lendemain, rebelote, on remet du maquillage pour camoufler tout ça, bref, la spirale infernale.

Aaaaaah qu’il est bien loin ce temps, où l’on ne se souciait pas de nos problèmes de peau. Ce temps béni où points noirs, acné n’évoquaient absolument rien et notre principales préoccupations s’arrêtaient aux jeux, aux amis…

Roh, rassurez-vous, rien n’est perdu, aussi lointaine puisse paraître cette époque, elle n’en demeure pas moins à portée de mains. Si si, je vous l’assure, il faut une petite dose de rigueur et un soupçon de persévérance. Alors on commence?

Le peeling

Pour la jouer court et ne pas vous faire des tartines sur le sujet: on utilise des substances chimiques (ohhhh le vilain gros mot) pour se débarrasser des cellules de la couche superficielle de la peau en agissant sur le ciment lipidique qui les lient. Exit les cellules mortes de la peau et bonjour à la nouvelle peau! Concrètement cela permet d’éclaircir votre teint et ainsi atténuer les vilaines tâches qu’ont pu vous laisser vos boutons.

On se lance

Le citron se prête parfaitement bien pour une exfoliation chimique (peeling). Oui, c’est vrai ça pique alors on y va mollo. Tout d’abord, on ne fera jamais d’exfoliation avant de s’exposer au soleil! Faites le plutôt le soir après vous être nettoyé le visage avec un nettoyant doux. Commencer par diluer un peu de jus de citron (frais c’est mieux) dans un peu d’eau, vous pouvez débuter avec un mélange 50/50. Puis vous l’appliquez sur le visage et laissez agir 10-15 secondes les premières fois puis vous pourrez légèrement augmenter le temps pose les fois suivantes. Rincez et voilà! Pour un combo gagnant, vous pouvez également ajouter un peu de sucre de canne (rapadura pour moi) qui contient de l’acide glycolique qui a aussi un effet peeling. Et pour compléter le tout, faire suivre d’un nettoyage au rhassoul pour une exfoliation mécanique et agir sur les points noirs.

A faire une fois par semaine pendant l’été, car il ne faut pas mettre à nu votre peau.

Je pense que les recommandations suivantes ne seront pas de trop:

On ne fait pas de peeling sur une peau lésée, eczémateuse ou irritée. Cela va de soi mais je préfère le répéter. On ne fait pas de peeling le matin juste avant de sortir, le citron étant photo-sensibilisant, vous risquez de vous retrouver avec des tâches.

Prête à commencer?

 

 

 

 

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Recette du démaquillant ultra efficace (utilisé aussi comme nettoyant pour fesses de bébé)

Dis comme ça, le titre de l’article n’est pas très vendeur. Parler du nettoyage des fesses de bébé en même temps que son nettoyant visage, comment dire…

Oui mais là je vous parle du plus costaud et plus doux des démaquillants, celui qui vient à bout des plus rebels et tenaces des mascaras et qui à la fois prend soin de votre peau. Le M. Propre des démaquillants, en quelque sorte!

Assez de suspense de comme ça, je vous livre donc la recette du liniment oleo-calcaire.

La recette est tellement simple, qu’elle est à la portée de n’importe quelle flemmarde personne pressée. Si si, 2 ingrédients, on touille et on balance dans une bouteille. Simple et efficace!

En quelques mots:  le liniment oleo-calcaire est un mélange d’huile végétale et d »eau de chaux (mélange de chaux dans de l’eau). Si vous avez encore les souvenirs de vos cours de chimie, c’est un peu la même réaction de saponification à froid que l’on a avec le savon.  Huile + base = savon.

La recette

Ingrédients pour 100g :

  • 50g d’eau de chaux
  • 50g d’huile végétale

On part donc sur un mélange 50/50 d’huile et d’eau de chaux. Pour doser, vous pouvez utiliser un simple bécher. Vous mélangez (les deux phases forment un lait) et versez dans une bouteille que vous aurez préalablement désinfectée. Et le tour est joué.

Quelle huile choisir?

Si la recette est simple, le choix de l’huile peut se révéler un peu plus compliqué.

D’abord, sachez qu’il faut une huile de très bonne qualité. Donc si vous pensiez utiliser une huile qui dort dans le placard de votre cuisine et dont vous souhaitiez vous débarrasser, c’est une fausse bonne idée.

L’huile végétale la plus polyvalente est celle de sésame. Bon j’avoue qu’il faut aimer son petit côté huile de friture mais cela reste léger. On conseille de prendre des huiles végétales dont l’indice de saponification est proche de celui de l’huile d’olive. Vous retrouverez donc ces huiles: chanvre, sésame, abricot, argan, avocat, nigelle…

Comment l’utiliser?

Avant chaque utilisation, pensez bien à remuer la bouteille pour bien homogénéiser la préparation. Versez sur un disque de coton et procédez comme avec votre démaquillant habituel. Le liniment étant basique, vous pouvez ensuite utiliser un hydrolat pour rééquilibrer le pH de votre peau.

 

 

 

 

 

 

L’argile: un nettoyant visage hors-pair

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit sur le blog, 3 mois pour être précis, mais sur la blogosphère cela s’apparente bien à une éternité.

Par manque de temps ou peut-être, je l’avoue, par manque d’envie. Hum, disons que ces derniers temps, la créativité n’était pas au rendez-vous ou qu’elle arrivait toujours au mauvais moment, sous la douche par exemple, et l’idée de rassembler ces fragments de pensées me demandait un effort incommensurable. Pour parler en d’autres termes, disons que j’étais atteinte de flemmite aigüe. Je m’excuse auprès de mes lectrices et éventuels lecteurs pour cette longue absence mais l’idée de vous écrire un article en vous balançant des idées pêle-mêle, sans y ajouter un peu de ma patte m’horripile. Non, je vous respecte bien trop pour ça. Sachez désormais, que mon absence sur la blogosphère est sûrement la résultante d’un long moment de réflexion et de déconnection. Je sors donc de ma longue torpeur pour vous écrire sur un sujet qui me tient à coeur, l’argile.

J’étais invitée cette semaine à parler beauté sur une émission de radio et l’on m’a demandé d’aborder un sujet qui m’intéressait. Ni une, ni deux, j’ai répondu sans même réfléchir : l’argile ou plutôt les argiles. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous faire une revue scientifique sur le sujet (d’une part car je n’en suis pas capable et d’autre part, car je ne suis pas encore tout à fait rétablie de ma flemmite aigüe 🙂 ).

On me demande souvent lors de mes ateliers cosmétiques, des conseils sur les nettoyants pour le visage. Si je n’aime pas les vérités universelles qui doivent s’imposer à tout le monde (en cosmétiques), je vous avoue que je fais une exception pour l’argile. Je pense qu’elle convient à tous les types de peau à condition de bien savoir la choisir et l’utiliser.

J’utilise depuis un bon nombre d’années l’argile pour me nettoyer le visage. Après mal de ratés, aujourd’hui, je l’utilise au quotidien sans aucun problème. Elle nettoie la peau en douceur et la matifie, ce qui croyez moi quand on a la peau grasse comme moi c’est de l’or barre. Elle répond à mon envie de tendre vers une salle de bain zéro déchet et répond surtout à un principe auquel je tiens particulièrement : la frugalité ou sobriété cosmétique. Travaillant dans le domaine de l’efficacité énergétique du bâtiment, cela fait  un doux écho à mon autre profession. Moins il y a de produits dans ma salle de bains et mieux je me porte.

Bref, tout ça pour vous dire que l’argile est formidable (suis bien loquace aujourd’hui pour quelqu’un de paresseux). Fin de digression.

L’argile est une roche tendre et il en existe de différentes sortes (eh non il n’y a pas que l’argile verte 🙂 ). Elles se différencient principalement par les minéraux qu’elles contiennent, leur structure cristalline et non pas par leur couleur. Les argiles ont des propriétés anti-bactériennes (particulièrement intéressant quand on a de l’acné), adsorbantes (intéressant pour favoriser l’élimination des toxines), reminéralisantes et matifiantes (très recherché pour les peaux grasses). Ces propriétés varient d’un type d’argile à un autre. Parmi celles que nous retrouvons le plus couramment, il y a :

  • les kaolinites: argile blanche,
  • les illites : argile verte que l’on trouve dans tous les commerces, argile rouge, argile jaune
  • les smectites : argile montmorillonite qui peut être verte, blanche ou rouge d’ailleurs

A noter:

L’argile rose est un mélange d’argile blanche et rouge

L’argile violette est un mélange d’argile blanche avec un pigment violet

Il n’est pas évident de s’y retrouver mais voici un petit topo sur leurs bienfaits.

 

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Les kaolinites: argile blanche

C’est une argile grasse, très bien tolérée par tous les types de peaux. C’est un vrai plaisir de l’appliquer sur la peau car elle est très onctueuse. Elle est riche en silice et de ce fait c’est un bon matifiant. Elle a des pouvoirs anti-bactériens et cicatrisant. C’est celle que j’utilise au quotidien bien qu’à la base ce n’est pas celle que l’on conseille en premier pour les peaux grasses

Les illites: argile verte, jaune et rouge

Parmi elles, on retrouve la fameuse argile verte que l’on rencontre partout! Ces argiles ont la particularité de bien absorber les liquides et notamment le sébum. La verte est plutôt à privilégier pour les peaux grasses. La rouge et la jaune sont idéales pour raviver les peaux ternes et donner un effet bonne-mine.

A noter :

La couleur n’est pas un signe de distinction de l’argile mais plutôt un indicateur de la teneur en fer. Une argile blanche contient beaucoup moins de fer qu’une argile rouge.

Les smectites/ montmorillonite: verte, jaune et rouge

Plutôt douce au toucher. Elles sont reminéralisantes, purifiantes et détoxifiantes. La plus courante est la verte qui est plutôt réservée aux peaux grasses. Au passage, le ghassoul fait partie de la famille des smectites, mais au vu de sa popularité, je pense qu’il mérite un article à part entière.

Comment les utiliser?

En pâte, il suffit de faire un petit mélange avec de l’eau ou de préférence un hydrolat. Et c’est prêt!! Je l’utilise à la place du savon et ma peau apprécie grandement. Vous avez sans doute remarqué mon faible pour l’argile blanche. C’est que c’est un vrai plaisir à utiliser au quotidien. Généralement, je prépare un petit pot que je garde au frais 5 jours.

Mais vous pouvez également garder la poudre dans votre salle de bain et verser qu’une petite quantité dans le creux de la main. Ajoutez un peu d’eau, émulsionnez avec le doigt et vous pouvez l’appliquer tel quel sur le visage. Pas la peine de laisser poser. Rincer à l’eau tiède et le tour est joué.

Si vous souhaitez faire des masques à l’argile, sachez qu’il ne faut surtout pas le laisser sécher sur la peau! Cela agresse la peau et croyez moi ce n’est vraiment pas l’idéal quand on a la peau sensible.

Si vous manipulez votre argile avec des ustensiles métalliques, faites bien attention à ce qu’ils soient inoxydables. Fable ou fait scientifique avéré? Hum, je n’ai encore rien trouvé à ce sujet, toujours est-il que s’il s’avère vrai que le métal annihile les propriétés de l’argile autant prendre mes précautions.

Résultat?

La peau est douce et matifiée. La peau est propre et pas besoin d’utiliser un autre nettoyant. L’argile suffit, enfin… il faut quand même s’être bien démaquillée avant (étape obligatoire). Une fois par semaine je fais un peeling avec du jus de citron pour traiter les points noirs. Promis, je vous en parlerai dans un autre article!

Et vous, que pensez-vous de l’argile?

Nuage de karité pour peaux sèches

Le froid cette année est décidément plutôt tenace. Qu’il est dur de mettre un pied dehors par ces températures! Surtout quand on a la peau sèche et qui tiraille même lorsque l’on met de la crème hydratante. J’ai du sortir l’artillerie lourde pour braver ce froid: du beurre de karité du Burkina Faso, gentiment amené par ma cousine.

Un beurre de karité d’une qualité incomparable et comme j’en ai rarement eu. Onctueux et d’une odeur subtile (bon, il ne faut pas se leurrer, il a toujours cette odeur si caractéristique mais que j’aime tant et qui me rappelle mon enfance. Ah on s’en tartinait le corps et les cheveux, on l’utilisait pour tout. C’était le beurre qui soignait tous les bobos).

J’ai donc voulu le sublimer avec cette recette de chantilly très appétissante! On demande qu’à y plonger sa petite cuillère. Mmmh, je crois avoir reporté mon envie de café viennois sur mon beurre de karité.

La recette est d’une simplicité enfantine, enfin lorsque l’on a batteur électrique ou du moins un fouet magique. Vous n’avez pas de batteur électrique?  Hum, filez en emprunter à un de vos voisins.

La recette

  • 110g de beurre de Karité
  • 30g d’huile végétale de votre choix (pour ma part j’ai fait avec ce que j’avais dans le placard, de l’huile sésame et je ne suis pas mécontente)
  •  10g de gel d’Aloé Vera (optionnel mais pas du tout inutile)
  • 0.75g de vitamine E
  • 1.5g de fragrance (optionnelle mais ô combien nécessaire quand on ne supporte pas l’odeur du karité)
  • 4g d’arrow root (optionnel mais c’est juste pour atténuer l’effet gras)

Vous pouvez bien entendu utiliser tout autre beurre à la place du karité, à condition qu’il soit mou.

Mettre le beurre de karité dans un saladier, puis le battre avec le batteur électrique. La texture va passer de beurre à une sorte de crème épaisse puis à celle de chantilly. Incorporez petit à petit l’huile végétale tout en continuant de battre. Ajouter, le reste des ingrédients et transvaser dans un pot propre désinfecté. Et voilà!

Un jeu d’enfant, non? Vous pouvez jouer avec les couleurs et ajouter un peu de pigments. J’ai ajouté, un peu de mica doré pour un effet scintillant très léger. Et pour pousser un peu la ressemblance avec une vraie crème chantilly, j’ai saupoudré de cannelle.

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Ce que j’en pense?

Elle a fait l’unanimité à la maison! On en prélève une noix qu’on applique juste après la douche sur peau humide. Pour les peaux ultra-sèches et qui n’ont pas peur du gras, comme moi, vous pouvez en mettre après la crème hydratante, effet cocooning garanti!

Des savons doux pour la peau et puis c’est tout

 

L’hiver est bel et bien là. Plus de doute. Mais bon, c’est quand même rassurant d’avoir un climat qui correspond à la saison 🙂

Le froid apporte son lot de désagréments, la peau qui tiraille et qui pour certains peut même s’accompagner de gerçures. Pourtant, il est possible de limiter les dégâts par le simple choix d’un produit qu’on utilise au quotidien : le savon.

Le savon saponifié à froid

Le savon revient à la mode pour notre plus grand plaisir! Colorée, parfumée ou neutre, il y en a pour tout les goûts. Mais attention, tous les savons ne se valent pas.

Il est vrai qu’on attend d’un savon qu’il lave, jusque là on est d’accord. Mais c’est encore mieux s’il ne dessèche pas votre peau! On oublie souvent mais chaque fois que l’on se lave on met à nu notre peau et on lui retire notamment le sébum qui lui sert de protection. Alors que dites vous d’utiliser un nettoyant doux pour votre peau?

Je vous parle du savon saponifié à froid (SAF).

Les savons saponifiés à froid sont doux pour la peau et la lave en douceur. Ils sont différents des autres savons conventionnels, par la méthode de fabrication à froid, c’est-à-dire que la pâte de savon (mélange huile + soude) n’est pas chauffé.

Si vous vous souvenez de vos cours de chimie du lycée, soude + huile = savon + glycérine

Ces savons sont naturellement glycérinés et sont donc plus doux et hydratants. Une partie de l’huile, les composants insaponifiables de l’huile (qui sont des actifs avec des propriétés anti-inflammatoires, anti-dessèchement…) n’est pas transformé en savon. Le must du must c’est qu’il sont également surgras, de l’huile végétale est ajoutée en fin de fabrication, pour encore plus de douceur.

Choisir un savon SAF c’est aussi choisir un produit respectueux de l’environnement car ils sont entièrement biodégradables.

Les amateur des gels douches et savons liquides seront sûrement un peu perturbés par leur absence de contenant mais c’est un détail que l’on oublie vite quand on voit les résultats.

Des savons pour qui?

Pour toutes les peaux! Les peaux les plus sèches et notamment celle des bébés, les apprécieront particulièrement.

Je ne recommande jamais l’utilisation de savon pour se nettoyer le visage, exception faite pour les savons SAF.

Où les trouver?

On en trouve un peu partout dans les boutiques bio ou autrement sur internet.

Pour ma part, je les commande à la savonnerie Laniakéa qui se trouve pas loin de chez moi. J’ai rencontré Marjorie, la créatrice de la marque, lors d’un salon. Sa passion pour ces savons se ressent dans ses savons, je les apprécie énormément.